DOLCE & GABBANA PRINTEMPS ÉTÉ 2026 : LE DRAME DU PYJAMA
- Camz

- Sep 7, 2025
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Il y a des tendances, et puis il y a les moments Dolce & Gabbana. Le Printemps-Été 2026 fait partie de ces défilés où l’on a presque l’impression d’entendre les créateurs murmurer : « Pourquoi s’habiller quand on peut… ne pas le faire ? » Le pyjama ; oui, cet habit que l’on enfile normalement pour binge-watcher des séries à 2 heures du matin, devient la pièce maîtresse et décide qu’il ne quittera pas le podium de sitôt.

Mais soyons clairs, il ne s’agit pas de se lever du lit et de se pointer sur le podium. Ici, le pyjama devient une déclaration italienne, soigneusement confectionné en jacquard de coton, avec des rayures si nettes qu’elles pourraient couper, et un style si inattendu qu’on se demande si les frontières entre intérieur et extérieur ont jamais eu un sens.
On s’est réveillé comme ça, et apparemment, c’est la mode maintenant
La lumière du jour révèle les pyjamas comme jamais nous n’aurions osé les imaginer. Le layering devient un jeu : de volumineux cardigans en maille jetés avec désinvolture sur des chemises rayées, des vestes ajustées qui resserrent subtilement l’ambiance décontractée tandis que des cravates apparaissent à peine, et des pois qui se mêlent aux lignes verticales comme des colocataires improbables mais étrangement complémentaires.

Il y a tout un art à avoir l’air froissé… volontairement, et Dolce & Gabbana l’ont parfaitement maîtrisé. Chemises et pantalons, longs ou courts, arborent des plis intentionnels comme pour dire : « On s’est réveillé comme ça, et c’est fabuleux. »

Les tailles apparaissent avec un air espiègle, les rubans nouent les pantalons comme un clin d’œil, et l’ensemble donne l’impression d’un chaos parfaitement orchestré.
Ajusté, mais en mode chic endormi
Si les pyjamas de jour flirtent avec l’excentricité, les silhouettes plus larges de la collection marient aisance et élégance.

Les ourlets larges, les pantalons plissés, les chemises oversize et les blazers monochromes dessinent une garde-robe qui chuchote plutôt qu’elle ne crie. Ajoutez une touche d’imprimé Léopard, quelques rayures classiques et même un détour par le cuir des années 80, et tout à coup, la décontraction s’accompagne de couches de sophistication.

Le tricot se retrouve sous les projecteurs : de doux cardigans capables de se faire passer pour des vestes, des pulls ultra-légers portés avec des pantalons de pyjama, et même des pièces en corde tressée semblant avoir été façonnées par le marin le plus stylé du monde. C’est décontracté, certes, mais chaque fil est travaillé, portant le cœur artisanal de Dolce & Gabbana.
Des diamants dans le pyjama, parce que pourquoi pas
Lorsque le soleil se couche, les pyjamas cessent d’être amusants pour devenir éblouissants. Les rayures deviennent des toiles pour pierres, cristaux et broderies appliquées à la main qui scintillent d’inspirations botaniques. Soudain, ce qui n’était qu’un simple ensemble en coton se transforme en joyau de boîte de nuit.

Les tenues du soir brillent d’accessoires qui étincellent presque autant que l’assurance satisfaite des mannequins de porter des pyjamas à un gala. Les motifs s’entrechoquent volontairement, les textures se disputent la vedette et les couleurs se percutent, et pourtant, ce chaos devient couture. Ce sont des tenues qui disent : « Nous sommes à l’aise, mais nous sommes aussi inestimables. »
Neutre, mais jamais ennuyeux quand c’est italien
La palette de couleurs se déploie comme une lettre d’amour de Dolce & Gabbana aux contrastes. Les tons neutres dominent : beige, crème, bleu ciel, marine, avant d’être ponctués par des touches inattendues de vert, de marron ou de noir profond.

Les looks monochromes en imprimé Léopard signature oscillent entre la discrétion et l’audace assumée. Puis arrivent les ourlets de boxers, subtilement éclatants, et les accessoires qui ajoutent une touche de hardiesse sans jamais perturber l’harmonie générale.

La collection prouve une fois de plus que subtil ne signifie jamais simplement subtil quand Stefano et Domenico sont aux commandes ; c’est stratégique, travaillé en couches, et toujours prêt pour la petite pique.
Les accessoires en disent plus que les vêtements
Si les vêtements racontent l’histoire, les accessoires en sont la remarque pleine d’esprit dans la marge.

Les broches camées ajoutent leur charme nostalgique aux vestes, les pinces de col captent la lumière juste assez pour sembler espiègles, et les colliers de pierres, parfois superposés avec des chapelets, transforment les looks du soir en véritables performances précieuses.

Les lunettes de soleil font leur apparition dans les looks de jour, arborant des formes inspirées de l’histoire mais revisitées de manière contemporaine, ironique et trop chic pour passer inaperçues. Elles ne sont pas de simples accessoires ; ce sont elles qui volent la scène.
Des sacs qui jouent avec contrastes et charme
Les sacs occupent le devant de la scène en tant que compagnons à la fois ludiques et raffinés des looks inspirés des pyjamas. Les Sicilies oversize adoptent les contrastes de couleur et de texture de la collection, apportant une touche distinctive aux tenues de jour.

Les cuirs lisses et texturés rencontrent les toiles Léopard ou Zèbre et les jacquards rayés, faisant écho aux motifs mêmes des pyjamas. La ligne présente également des sacs Vittoria, petits et grands, en cuir lisse ou grainé, des modèles en forme de pochette harmonisés avec les tons, textures et rayures des pyjamas, des clutches élégants, ainsi qu’un beauty case porté en bandoulière orné de ferrures en palladium étincelantes. Chaque pièce trouve l’équilibre parfait entre audace et sophistication, prouvant que même un sac peut participer à la fête des pyjamas sans voler la vedette.
Des chaussures qui murmurent le chic sans effort
L’esprit décontracté de la collection s’étend naturellement aux chaussures, où confort et style se rencontrent sans compromis. Les slides sans fourrure aux semelles souples en daim et les sandales en éponge ornées de logos sur le devant se fondent parfaitement dans les looks neutres ou éclatants, impossibles à ignorer malgré leur aisance discrète.

Les modèles monochromes sont animés par des motifs emblématiques tels que le Léopard et le Zèbre, les reliant parfaitement aux imprimés audacieux de la collection. Les sneakers suivent la même logique sans effort, reprenant la palette de couleurs cohérente et l’attitude décontractée de l’ensemble, prouvant que Dolce & Gabbana peuvent transformer la chaussure la plus simple en une élégance digne du podium.
Conclusion
La collection Printemps-Été 2026 de Dolce & Gabbana ne parle pas vraiment de pyjamas. Elle réécrit ce que signifie porter un pyjama. Le défilé transforme l’intime en spectacle, superposant décontraction et extravagance, confort et audace italienne assumée.

C’est un rappel que la mode est à son meilleur lorsqu’elle refuse de se prendre trop au sérieux. Et vraiment, quoi de plus luxueux que de se présenter en pyjama, cheveux en bataille compris, et d’être la personne la plus stylée de la pièce ?


































































































































